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Notre parti, c'est Gourin

Faire vivre la démocratie locale à Gourin !

11 Février 2016, 08:30am

Publié par Gilles Bolzer

Faire vivre la démocratie locale à Gourin !

Pour toutes celles et ceux qui ne lisent pas le journal, je mets en ligne ce matin l'intégralité de "mon droit de réponse" envoyé aux journalistes il y a deux jours.

Comme vous le savez, les articles qui paraissent sont normés et ne peuvent pas dépasser un certain nombre de lignes. C'est pourquoi j'ai du me faire violence pour résumer le fond de ma pensée. Heureusement, les blogs et internet nous permettent de garder le fil avec les lecteurs et internautes intéressés par la vie de leur cité...

Internet permet aussi de faire exister la liberté d'expression et le débat au sein de la cité.

Ce "coup de gueule" que vous lirez ci-dessous fait suite aux deux articles de la semaine passée parus dans la quotidien "Le Télégramme" et qui n'ont fait qu'envenimer les choses alors que la réunion publique que nous avions organisée s'était admirablement bien déroulée.

Il est désormais temps d'agir, de réagir et de dialoguer !

Une demande d'entretien a été déposée en mairie et la balle est désormais dans le camp de la majorité municipale. Il est inconcevable que sur un sujet aussi sérieux, on ne puisse trouver une solution viable.

Notre porte est ouverte. Elle l'a toujours été !

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Article transmis à la presse mardi 9 février.

Les Gourinois attachés à leur histoire n’ont de leçon à recevoir de personne. Les Gourinois attachés aux principes républicains, à leurs symboles, à leur transmission et au respect de leur sauvegarde pour préserver le devoir de mémoire ne sont pas motivés par de basses manœuvres politiques ou par des rancœurs personnelles. Si la motivation qui anime ces Gourinois est de faire de la politique, c’est au sens grec du terme. Cela signifie « s’occuper de la vie de la cité » et permettre à chacun d’y vivre sereinement.

Vivre dans le présent, c’est respecter le passé pour mieux se projeter dans l’avenir.

Aussi, lorsque je lis dans le Télégramme de samedi dernier : « il est évident que certaines personnes se servent de ce projet d’aménagement pour en faire une affaire personnelle ou d’opposition municipale systématique, sans penser à l’avenir des Gourinois », mon sang ne fait qu’un tour. Réduire les citoyens de Gourin qui s’élèvent contre le déplacement de leur monument aux morts à ces constats relève pour le moins du mépris et, au pire, du mensonge.

Le collectif « Touche pas à mon Poilu » a agi en toute transparence et c’est bien le seul à l’avoir fait. La réunion publique organisée le vendredi 29 janvier en est le témoin. Certains de nos détracteurs actuels étaient présents lors de cette réunion publique. Ils ont entendu nos opinions et sont intervenus tout au long de cette soirée. Parmi les arguments avancés dans la presse ces jours derniers, j’ai pu lire que nous étions opposés à l’existence d’une statue de la Liberté à Gourin.

Ainsi, dans le Télégramme du 4 février : BTA regrette et ne comprend pas « que le comité Touche pas à mon poilu se permette d’opposer inutilement deux symboles forts et puissants qui ont et auront toujours leur place à part entière à Gourin ». C’est faux ! Nous avons même dit le contraire et c’est moi-même qui ai proposé d’élever les deux monuments côte à côte au centre de la ville. Je l’avais déjà dit au Maire lors de l’assemblée générale du Souvenir Français le 15 janvier dernier et ai réitéré cette éventualité devant 100 personnes lors de cette réunion publique en présence de deux membres du bureau de Bretagne TransAmerica. Je cite mes propos : « il n’est pas question d’opposer la statue de la Liberté à celle du Poilu » et rajoute ceux de Pierrick Dautry : « pourtant, il faut avouer que cela aurait fière allure. Gourin serait la seule commune de France à voir la Liberté et la Victoire côte à côte. C’est un beau symbole, non ? ».

Je trouve tout aussi scandaleux d’interpréter et de manipuler l’opinion publique quand je lis dans le quotidien Le Télégramme du 6 février : « les critiques systématiques, partisanes et stériles ne sont pas constructives ». Ceux qui se permettent aujourd’hui de donner des leçons de morale aux Gourinois en dénonçant nos points de vue auraient mieux fait de se déplacer le 29 janvier afin d’entendre ce que nous avions à dire. Il est écrit dans le compte rendu du Télégramme du 1er février que nous avions bien présenté : « que cette démarche est complètement apolitique et indépendante ». On est loin de la mise à l’index et des jugements hâtifs et nous n’avons pas attendu l’avis éclairé d’un Gourinois pour s’entendre dire : « critiquer, c’est facile ; faire des propositions c’est mieux » (le Télégramme du 6 février).

Nous accuser d’être contre l’aménagement d’un « centre-ville vieillot et inadapté » est stupide et fantaisiste quand tous les participants à cette réunion ont pu entendre (je cite mes propos) qu’il : « était nécessaire d’aménager le centre-ville de Gourin pour lui redonner du dynamisme ». Faire croire aux lecteurs le contraire est grave et cela n’engage que les propos de son auteur qui serait bien avisé, malgré sa longue expérience, de vérifier ses sources !

De quel droit se permet-on de se poser en garant de l’ordre établi et de la certitude absolue ? Qui peut se targuer aujourd’hui d’avoir la science infuse et la vision idéale du Gourin de 2016 ? On croirait pourtant, à lire certains propos, que la divination serait devenue la principale préoccupation de certains Gourinois visiblement mieux placés que les autres pour donner des leçons. Ces Gourinois devraient pourtant savoir qu’en toute circonstance et tant que la République sera présente sur notre territoire, que le respect de la démocratie est le seul garant de la paix des peuples et de la vie en société. Il serait dès lors souhaitable qu’ils s’appliquent à eux-mêmes ce précepte pourtant fondamental qui fait le ciment de notre système politique et qu’ils sont actuellement, incapables de respecter.

Par conséquent, je ne peux que réitérer mes propos de décembre, lors du dernier Conseil municipal : « organisons au plus vite un référendum municipal sur ce sujet ! » C’est, à mon sens, la seule solution qui permettra d’arrêter des querelles stériles et sans aucun fondement et qui aura au moins le mérite d’instaurer une totale transparence sur un sujet clivant et si sensible.

Gilles Bolzer

Faire vivre la démocratie locale à Gourin !

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